
Paris, 1er
octobre 1865 / Paris, 17 mai 1935. Homme de grande culture,
critique fécond qui collabora à la plupart des grandes
revues artistiques et musicales de son temps, professeur de
composition au Conservatoire de Paris (où il succèda à
Charles-Marie Widor et eut parmi ses élèves Olivier
Messiaen, Jehan Alain, Maurice Duruflé) de 1928 à 1935,
brillant orchestrateur, apprécié de Saint-Saëns comme de
Debussy, de Vincent d'Indy comme de Fauré, disciple de
Franck et grand admirateur de Wagner, Paul Dukas reste
souvent pour le public l'homme d'une oeuvre, L'Apprenti
sorcier. Dans ce « scherzo symphonique » d'après une
ballade de Goethe, qui fut créé en 1897, Dukas manifeste
son génie de l'orchestration. On ne saurait cependant passer
sous silence l'opéra Ariane et Barbe-Bleue, sur un livret de
Maurice Maeterlinck, et La Péri, poème dansé initialement
destiné à Diaghilev. Compositeur discret mais exigeant, peu
sensible aux grands bouleversements musicaux dont il fut le
contemporain, Paul Dukas détruisit à la fin de sa vie
nombre de pièces jugées imparfaites, et ne laisse
finalement que très peu d'opus achevés. Piano
Sonate pour piano en mi bémol majeur (1901) Variations,
Interlude et Finale sur un thème de Rameau (1903) Prélude
élégiaque sur le nom de Haydn (1909) La Plainte au loin du
Faune (en mémoire de Debussy) (1920) Musique de chambre
Sonnet de Ronsard (1924) Villanelle, pour cor et piano (1906)
Orchestre L'Apprenti sorcier, scherzo symphonique (1897)
Symphonie en ut (1896) Polyeucte, ouverture (1891) La Péri,
poème dansé pour orchestre (1911) Musique vocale Ariane et
Barbe-Bleue, opéra