
Paris, 27
mars 1851 / Paris, 2 décembre 1931. Compositeur fécond (105
numéros d'opus), grand travailleur et infatigable
propagandiste de la musique française, critique sévère, le
très aristocratique comte Paul Marie Théodore Vincent
d'Indy occupa une place de tout premier plan dans la musique
française pendant près d'un demi-siècle. Fortement ancré
dans la tradition - il vouera toute sa vie un profond
attachement au pays de ses origines, le Vivarais, qui
s'exprimera notamment par les Poèmes des montagnes et par
les recueils de chansons populaires du Vivarais - d'Indy se
mêle très tôt à la vie musicale et déploie une
impressionnante activité multiforme. Après la guerre de
1870, pendant laquelle il est engagé dans la garde
nationale, il participe avec Franck et Duparc à la création
de la Société Nationale de Musique (SNM), qu'il présidera
en 1890. En 1874, il suit la classe d'orgue de César Franck
au Conservatoire, et on le retrouve l'année suivante chef
des chOeurs aux Concerts Colonne. Dès cette époque, d'Indy
écrit beaucoup : la Symphonie n° 1 « Italienne » date de
1870-1872, Wallenstein est abordé en 1873, Jean Hunyade est
écrit en 1874. Mais c'est dans les années 1880 que d'Indy
obtient la reconnaissance du public et de ses pairs, avec des
pièces qui l'installent parmi les chefs de file de la jeune
école française. Le Chant de la cloche, légende dramatique
d'après Schiller (1879-1883), Le Poème des montagnes
(1881), la trilogie de Wallenstein (achevée en 1881), la
Symphonie sur un chant montagnard français ou Symphonie
Cévenole (1886) sont les oeuvres majeures de cette période.
La double inspiration du compositeur - les légendes du Nord
et le « folklore » français - se retrouve avec Fervaal
(1888-1895), Jour d'été à la montagne (1905), Poème des
rivages (1919-1921)... La dernière partie de la vie de
d'Indy le verra se tourner davantage vers la musique de
chambre (Sonate pour violoncelle et piano en 1924-1925,
Quatuor à cordes en ré b. en 1928-1929, Quintette avec
piano en 1924, Sextuor à cordes en 1928). D'Indy fut un
pédagogue recherché : inspecteur de l'enseignement musical
de la Ville de Paris, professeur au Conservatoire (classe de
direction d'orchestre), il avait dès 1894 été l'un des
principaux artisans de la création de la fameuse Schola
Cantorum qui Oeuvra sous sa direction pour la reconnaissance
de musiques alors délaissées (Rameau, M.-A. Charpentier)
voire quasiment oubliées (les opéras de Monteverdi) sans
cependant négliger les contemporains tels Roussel ou
Debussy. Si Vincent d'Indy doit beaucoup à Berlioz dans le
domaine de l'orchestration, il sait aussi faire preuve
d'originalité (Fervaal). Surtout, c'est un disciple de
Franck et un fervent wagnérien. Il est l'auteur de nombreux
écrits : articles, ouvrages consacrés à Beethoven, Wagner,
Franck, ainsi qu'à la Schola Cantorum ; ses Cours de
composition musicale firent autorité et influèrent nombre
de musiciens. Piano Poème des montagnes (1881)
Tableaux de voyage (1889) Sonate en mi (1907) Thème varié,
fugue et chanson (1925) Fantaisie sur un vieil air de ronde
française 1930) Musique de chambre Sonate en ut pour violon
et piano (1903-1904) Sonate en ré pour violoncelle et piano
(1924-1925) Trio pour clarinette, violoncelle et piano (1887)
Trio pour violon, violoncelle et piano (1929) Quatuors à
cordes : en ré (1890), en mi (1897), en ré b. (1928-1929)
Quatuor avec piano (1878-1888) Quintette avec piano (1924)
Suite (pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe)
(1927) Sextuor à cordes (1928) Orchestre Wallenstein, 3
ouvertures symphoniques d'après Schiller (1873-1881) Suite
en ré dans le style ancien (1886) Symphonie sur un chant
montagnard français (Symphonie Cévenole) (1886) Istar
(1896) 2e Symphonie (1902-1903) Jour d'été à la montagne
(1905) Poème des rivages (1919-1921) Diptyque
méditerranéen (1925-1926) Musique vocale Le Chant de la
cloche (1879-1883) Chansons populaires recueillies dans le
Vivarais et dans le Vercors (1892) Chansons populaires du
Vivarais (1900-1930) Douze chants populaires français
(1927-1930) Théâtre Fervaal (1888-1895) L'Etranger
(1898-1901) La Légende de Saint Christophe (1908-1915) Le
rêve de Cinyras (1922-1923)